Violettes, couleur de la Mer « aux sourires innombrables » et « aux Mille Chemins » des poètes grecs. par F.X. Nardou

, par Marc Lagaly

Un nouvel article consacré à la violette de l’historien et botaniste François X. Nardou de Montcuq.

Méditerranée ,Très Verte des anciens Egyptiens qui aimaient le Bleu du Ciel, Mer Verte et Herbe Bleue des Celtes pour qui un seul mot ,Glas (1) en Breton actuel,signifie à la fois Vert et Bleu, Mer couleur de Vin et de Violettes (2) (3) des Grecs, Violettes, Flous dé Mars en Oc, Fleurs de Mars, et, témoignage précieux de Louis Vignoles, des Grottes de Roland, qui le tient de sa grand-mère , née Combalbert, à MONTCUQ, les très occitanes Bîwlétos ou Brîwlétos (4), du Latin provincial Violetae, s’appellent Càlli Tôrtos (graphie IEO:Cali Tôrtas), mot rare, connu en Ariège et en Castrès sous les formes Càni Tôrtos ou Càn Tôrtos, ailleurs Cap Tôrt, Tête Penchée comme par un Tôrti Côli (5).
Les Càli Tôrtos Mountcuquiôles pourraient bien conserver un nom gaulois.
En Gaule Romaine des noms composés de plantes médicinales à cueillette printanière comportaient le terme Càllios,Càlios,Càlos(radical indo-européen « Kal », de sens différent du « KaL » pré-indo-européen de même forme).
Le Tussilage, qui chasse la toux, « Pas d’Âne », en Oc Flour dé Pàto, Fleur de Sabot de cheval ,ou Erbo Caballino, Herbe de Cheval(Occitan Cabal vient de Gaulois Cabàllos) porte des nomsévoquant son nom en Gaulois : Epo Càllios ou Callio Màrcos, Sabot(Callios) de Cheva l(Epos ou Màrcos)(6).
Le Coquelicot, pour nous un autre anti-tussif, est en Oc Càm Rôso, pour Càmbo Rôso, pied/tige rouge/rose, en gaulois Càlo Càtanos, cela atribuait-il au Coquelicot les Vertus anti-infectieuses reconnues par nous Genévrier (Càtanos) ? Cet arbuste buissonnant était-il associé à la couleur rouge ?
Les médecins gallo-romains de langue latine dont les oeuvres nous ont été conservées citent ,et sous leurs noms indigènes , parfois avec aussi le nom latin , un certain nombre de plantes médicinales utilisées en Gaule. Les auteurs latins classiques nous ont de leur côté transmis avec les savoirs antiques certains noms gaulois de plantes médicinales (ou toxiques) ainsi que leurs nomslatins ou grecs .
Parmi celles-ci le Càlo Càtanos ,notre coquelicot ,Càm Rôso d’Oc,Jambe Rouge , pour nous Antispasmodique général ,et à ce titre anti-tussif et somnifère,(n’utiliser que ses pétales seules !) était connu des anciens Celtes , Gaulois et Gallo-Romains comme « Bon pour l’estomac » et pour en calmer les irritations et inflammations, recette recueillie par Pline le Jeune à l’occasion de son séjour en Asie Mineure comme gouverneur romain de provinces dont certaines ,la région d’Ancyre (7)
,actuelle Ankara,étaient peuplées de Celtes Gaulois ,les Galates de St Paul et de ses Epîtres. De Càli Tôrtos le composé Tôrtos (Tôrtas en Oc écrit) s’explique par le latin Tordere/Tordre(OcTôrsér d’où Tôrt,Tôrto ) peut-être par le gaulois Torkwos latinisé en Torquus, le torque ou Collier des Nobles et des Libres en Gaule.
Pourquoi les Violettes sauvages étaient-elles à Montcuq et depuis l’Antiquité des Pieds de Chevaux Tordus, des torques de sabot de chevaux,des Càli Tôrtos ?
Les vertus de la Violette concernent les voies respiratoires et surtout la gorge( et ,en applications chaudes sur lesquelles je n’en dirai pas plus, le cou) pas le talon ni la cheville ! Tel Herboriste-Historien de Montcuq (et Shaman druidisant ou druide shamanisant ce pour quoi son identité ne saurait être révélée qu’aux seuls Initiés,notez la majuscule à « Initiés »... )se promenant,il y a quelques années , sur les causses de Talha Penna ,entre La Fargue Haute (8) et Pech Méjàcueillant les violettes nécessaires à ses provisions pour l’hiver , par temps gris de Mars ,couvert et doux sous vent d’Autan,se sentit pris de maux de gorge ,il mâchonna une bonne poignée de feuilles et de fleurs de violettes ,en avala le jus et le reste,sans les racines (9),les maux de gorge disparurent de suite ,sans récidive.
Que fut donc la signification étymologique de l’occitan MOUNTCUQUIOL « Càlli Tôrtos »
recueilli par Louis Vignoles auprès de sa grand-mère ?
Au Moyen-Age les violettes étaient en pays d’Oc de grands Guérit-Tout. A Paris,vers 1400-1450, les bons bourgeois,tel l’auteur du Mesnagier, les cultivaient en pots qu’en hiver on rentrait à l’abri, tels nos géraniums.
Violettes et Pervenches fleurissent aux mêmes mois, leurs fleurs ont mêmes couleurs, signalant le printemps. On s’en couronnait pour les Màyàdos et Ramàdos dé Sant Tsôrdi (10), processions joyeuses et cavalcadantes de la St Georges, 23 Avril. Chevauchées chantantes en quête de rameaux verdoyants (11)
où l’on allait porteurs de colliers tressés, torques, de violettes, Rédôrtos (12) de Càlli Tôrtos. Telle pourrait être une explication envisageable du nom local des violettes, mais ce n’est qu’une hypothèse et hasardée...Nos Càlli Tôrtos auraient été des fleurs dont on formait des colliers tressés pour les fêtes printanières de Renouveau de la Nature Verdoyante en sa Prime , Verte et Jeune Nouveauté..(13)

François Xavier NARDOU

1 - Du Glas= Du= Noir=Sombre+ « Glas »>>Du Glas(Douglas,Kirk Douglas)=Vert.
Glàn(Clair) Glas = Bleu. Glàn = clair comme la Lumière du Printemps ,comme l’eau des sources et desrivères au printemps dans la lumière.Cf noms de rivières :La Glane (Oc : Glàna ,en Limousin ,prononcé « GLÂno »)= La Claire

2 - En grec archaïque, »mycénien » ,vers -1500/-1100, le Vin était dit »WOinos »,en Latin Vinum(WInoumm).En grec classique ,chute du « W » initial(appelé »digàmma »=double « G »)>>Vin= Oinos. Pour les linguistes la présence en latin et en Grec archaïque de ce »W » initial signifie que le nom du vin est un emprunt fait par les anciens grecsprimitifs et par les « Vieux et Anciens « Latins (et autres peuplesitaliques) aux langues de peuples « méditerranéens » autochthones ,pré-indo-européens. Les formes latines et grecques ne ont pas « Indo-européennes » ,signe que le Vin fut une « invention » des Méditerranéens et des premiers agriculteurs-éleveurs duProche-Orient pré-sémitique.(en Europe méridionale ,dont en Bassin Aquitain ,donc en Quercy ,l’agriculture nous vint du Proche-Orient par la Méditerranée(Grèce,Italie) ,alors qu’en Bassin Parisien et Europe du nord elle vint
d’Asie Mineure (Turquie)et de SYRIE par les Balkans ,le Danube ,le Bassin Danubiano-Carpathique:la Voie des Migrants actuels...

3 - Pour les Anciens Grecs (et Latins ) Vin et Violettes allaient de pair...Le Vin était dit « couleur de violettes » et la Mer était « couleur de Vin »...et de Violettes : La Mer Ionienne des Grecs, entre Péloponnèse et Italie du Sud ,la Mer à l’ouest d’Ithaque et connue d’Ulysse, doit son nom à celui de la violette « Îon » . Les anciens grecs de dialecte « ionien » et qui s’établirent en Asie Mineure (littoral sur la Mer Egée de la Turquie occidentale actuelle) étaient mythiquement descendants de « Ion » ,le « Héros de l’Année » ,le Prince du Printemps ,porteur de Violettes,les violettes de Héra,dame
du Printemps (Ver en Latin>>Prima Vera= Premier Printemps. En Grec Ear,même radical que latin « Ver »—à prononcer « Wér ».) Héra, »épouse de Zeus,Maître des Hauteurs, est « Celle de Ear,de Ver »(cf Anglais Year ,Alllemand Jahr= Yâr= année).
A Rome une des fêtes printanières de renouveau de la nature , au mois de Mars, consistait (cf nos Coques de Pâques mangées sur l’herbe aux bords des ruisseaux et en buvant du vin blanc) à passer la journée,couronnés de violettes, sous le beau soleil de mars ,aux bords du Tibre ,en mangeant des gâteaux et en buvant du vin ...couleur de violettes que nous appelons en Oc « Flours dé Mars »...
.En Egyptien pharaonique ,en Cananéen ,en Hébreu( qui n’est qu’un dialecte sémitique de Cana’an) ces Ioniens , un des « Peuples du Nord et de la Mer » qui,vers – 1200/-1100, tentèrent d’envahir l’Egypte du Delta et les Pays du Levant (Plaine littorale de Palestine ,Liban ,Syrie méditerranéenne) étaient appelés « Yavana »,Peuple de « Yavan »,de « Ion ». Comme ils venaient de la Mer,Pélaskos/Pélasgos>>Pélàgos(la « Haute Mer »en grec « mycénien » puis classique où la Mer a autant de noms que d’aspects et de façons d’être perçue) ces peuples en reçurent le nom de Pélaskôi/Pélasgôi, entendu et restitué ,sémitisé par les Levantins , en PeLeSHeT ,les « Philistins » de PeLeSHTîa>>PeLeSHTinîa = Palestine qui doit son nom à ses envahissseurs probablement Indo-européens des siècles du passage du Bronze au Fer( siècles de mutations plus profondes que celles de la seule métallurgie ,qui n’est qu’un marqueur par les « artefacts » , objets ,outils ,productions , retrouvés sur les sites de fouilles !!)

4 - A écrire »Viuletas/Vriuletas ou avec « B » initial). Les Dicos d’ Allibert et Piat donnent plusieurs autres noms de la Violette...

5 - Tôrti :Ô bref accentué au grave du Grec classique.Côli :Ô long ,ouvert , accentué « circonflexe » du Grec classique,très musical : Son qui commence au grave>>monte à l’ Aigü >>redescend au grave. Tôrti Côli est un terme très occitan !!méridional ! C’est la façon méridionale de dire « Torticolis » .De même pour St Cirq La Pôpio/La Pôpi
( La Popie). PÔpio:accent circonflexe sur O ouvert long . Si on dit « PÔpi »:accent grave sur O bref . On peutaussi ,si l’on est un bon Carcinol , énoncer en Français « 
La PÔpye » avec »PÔ » tonique bref , y=i semi-consonne et « e » final atone mais audible......

6 - Epo Càllios= Epo/De Cheval+ Le Sabot/Càllios. Forme correcte ,le Gaulois place le Déterminant (de cheval) avant le Déterminé( sabot) ,l’adjectif avant le nom qu’il qualifie : (ordre des mots commun en langues celtiques et en langues germaniques).mais en Gaulois on trouve aussi l’ordre inverse :Nom qualifié + adjectif,ou Déterminé + déterminant.Ordre qui devient commun aux siècles gallo-
romains :d’où Càllio/Sabot+ Màrcos/de cheval. Aux siècles gallo-romains tardifs le Sud de la Gaule (future Occitanie linguistique) et la Gaule « médiane »( futurs pays
d’entre Oc au Sud et Oïl au nord de la Loire:pays d’entre Gironde et Loire ,Bassin de la Saône et du Rhône supérieur) optent pour l’ordre grammatical Nom + Adjectif :-en formes françaises— » Homme Grand ,Maison Rouge,Ville Neuve,Main Verte ».... sauf cas de spécifications qualificatives:Grande Maison ,Grand Homme,Bonne Maison ,Bonne Main) . Les Pays d’Oïl préfèreront leurs germanisantes Neuve Ville , Neuf Château ,Longue Ville, Blanches Mains à nos méridionaux Castel Nôu/Châteu Neuf , Villa Longa(BIllo LOUnngo)Ville Longue , et Ville Neuve /Villa Nova (BîlloNOUbo/Nuébo). Mais,influence gallo-latine , on dit en Oïl « Chateau Fort , Mont Fort , Roche Fort » comme en Oc « Rôca Fort »(Rôco Fôrt) Roque Fort, le FOrtis masculin ET féminin du latin étant partout d’abord passé à « Fort » avant de retrouver plus tard la marque du féminin

7 - En grec Agküra,prononcé « Angküra » avec accent tonique sur le Ainitial,et « ang » nasal à la façon des Méridionaux parlant français ,nos « angg,ongg,èngg »....qui nous rendent faciles les sons voisins en (et là c’est d’un chic à faire choir en pâmoison Virgule Marquise d’Apostrophe) Anglais(et aristocratique,façon Oxford et Buchingham !!) ou Allemand (et de l’Allemand des érudits universitaires des MGH,Monumenta Germaniae Historica, Professor-Doktor und Privat-Docent de Heidelberg , qui ne se dit pas hédellbèrg, de Göttingen , qui ne se dit pas gueutïngueunn... u.s.w.)

8 - J’ai pu constater la bêtise de la DDE :La Fargue ,La Combe ,Las Cabanes et autres noms de lieux ,en un seul mot, sans séparation entre article et nom !! La Fargue « Haute » fut Talha Penna, « Tranche Rocher »,nom du Pech de l’ancienne carrière au-dessus de La Fargue(Maison Gallichon) et La Combe (Mas et Oustal Séval). Oc La Farga/FArgo:lieu de fonte de minerais de fer,Forge.(<>Occitan « fabréga/fabrÊgo ». Pech Mèjà<< Pech Mejàn<<Latin Podium Mediànum= Mont Moyen ou « Mont du Milieu » : Pech Méjà domine le point maximum de courbure de la ligne de fond de vallée de la Petite Barguelonne dans son changement de direction d’amont et du Nord-Est en aval et vers le Sud-Ouest...En-dessous du Bd Chapou il y a mieux:Le chemin du Pontet qui ne mène absolument pas au Pontet (petit pont sur la NégueVieille /Nega Vielha/Négo Byélyo,au sud,route vers Rouillac et St-Laurent)mais au contraire s’en éloigne et bien avant de l’atteindre et en direction de l’Ouest...et du Pràt del Couloumbiér dels Quàtré Pécouls...comme si pour aller à Cahors on vous indiquait la direction de
Moissac ,à l’opposé !

9 - Truc d’herboriste ! de la violette on n’utilise les racines qu’en applications ,par voie externe ,jamais en tisanes à ingérer !!Feuilles et fleurs sont sans danger ,quoique les feuilles ...vu leur teneur en saponines et dérivés ...enfin ça ne donne qu’une légère sensation de nausées..Les fleurs sont à la fois inoffensives et efficaces !

10 - Graphie IEO:Mayadas et Ramadas de Sant Jôrdi.(Mayadas=du mois de Mai. Ramadas= Ramées ,cueillettes de rameaux. Sant Jôrdi=St Georges.)

11 - Al cap de Sept Cent Ans reverdejarà lo Laurel... « Le Laurier (d’Apollon ?) reverdira lorsque sept siècles auront passé »( Prophétie du Dernier Parfait Cathare sur le bûcher à Ville Rouge de Terménès en 1329):A Montcuq ,église St-Hilaire ,chapelle latérale Nord –ancienne des SS Pierre ,Etienne ,Sébastien— 19°/20°ss:St Joseph,19 Mars ,—à l’Harmonium— angle Sud-Ouest,culot de départ d’arêtes de voûtes,fin 15ème siècle :un bosquet de Lauriers , temple primitif de Delphes et bûcher du Phénix au sommet de la Grande Pyramide au 21 Mars , sculptures lisibles
seulement de l’équinoxe de Printemps à celle d’Automne...

12 - Redôrtas=torsades. Tresses en huit ou en cercles.

13 - Et en plus peu après la fin des cueillettes de Réspounntsous ,d’Asperges Sauvages et de Pourriôlos...