La Castelnaùdo (Castelnau-Montratier)

, par Marc Lagaly

Texte reconstitué à partir des contributions des membres facebook des groupe des "Amis du patrimoine Quercynois" et de "Cahors et le Lot autrement"En particulier Denise Gaubert et Mireille Bardoc : merci à elles deux.
L’auteur en est peut-être Auguste Sahuc, felibre et horloger de Castelnau-Montratier. Les derniers vers indique que la rédaction de ce chant doit dater d’avant 1914.

1er couplet :

Ès nostre brès, taiman bilo pichouno
Tu qu’as agut à soufri de l’anglés
Dins lous coumbats gagnèros ta courouno
Toun noum tsamaï quitèt d’estre frances
Dretso sul pech, crenhos pas lous aùratsès
Semblos d’aqui la reyno del païs,
l’ès, en efèt, e nous aùs tous maïnatsès,
Tsous toun ciel blu, bézen un paradis.

Refrain :

Bilo de Castelnaù, as lou drèt d’estre fièro,
As tantes de laùries qu’on lous pot pas coumpta ;
Sul cami de l’ounour, tu marchos la prumièro
Tous drolles soun countens de te poude canta.

2eme couplet :

Tous biels crozouls, témouens des prumiés atsés
An dins lou roc grabat tout lou passat :
Lous as tsous pes, amaï, sons que t’en tratsés
Soun pès sabens uno curiousitat.
Oui ! sèn babars de ta poulido plaço,
An sous couberts randrio Paris tsalous,
Toun grand fiéral, planiè coum’uno glaço
A de tilhuls qu’an lou parfun pla dous.

3eme couplet :

Can de tous rius l’aïgo s’en es anado
As tres moulis que biroun tout lou tens
Saboun canta tsous la mendro bufado
Aquel tic-tac que nous rand ta countens.
Talèu que may as ourmés de ta routo,
A pindoulhat milo flocs de ramels,
L’amour y ben, è can digu l’escouto
Met de poutous al cant de tous aùzels.

4eme couplet :

Ès lou païs de las poulidos drollos
A l’el pla biù, al piel coumo l’tsayet.
Gayos toutsoun, risoun coumo de folos.
De tas beùtas elos soun lou bouquet.
Se l’estrantsé benho praùti ta glèbo
Lou biel creissen seyo leù rebelhat
Tous fiers droullata saùriù quita l’estebo
E dins cadun troubayos un souldat.

La Castelnaudaise : 1ER COUPLET : Tu es notre berceau, nous t’aimons petite ville, Toi qui a eu à souffrir de l’anglais Dans les combats, tu gagnais la couronne Ton nom, jamais, cessa d’être français. Droite sur le pech, tu ne crains pas les orages Tu parais de là, la reine du pays. Tu l’es en effet, et nous tes enfants Sous ton ciel bleu, voyons un paradis. REFRAIN : Ville de Castelnau, tu as le droit d’être fière Tu as tant de lauriers qu’on ne peut plus les compter Sur le chemin de l’honneur, tu marches la première Tes enfants sont contents de pouvoir te chanter. 2EME COUPLET : Tes vieux souterrains, témoins des premiers âges Ont dans leurs roc, gravé tout leur passé. Tu les as sous les pieds même sans le savoir Ils sont pour les savants une curiosité. Oui nous sommes fiers de ta belle place Avec ses couverts, elle rendrait Paris jaloux ! Ton grand foirail, plat comme une glace A des tilleuls qu’ont leur parfum bien doux. 3EME COUPLET : Quand de tes ruisseaux, l’eau s’est retirée Tu as trois moulins qui tournent tout le temps Ils savent chanter sous la moindre brise Ce "tic-tac" qui nous rend si contents. Sitôt que Mai, aux ormeaux de ta route A suspendu mille bouquets de rameaux L’amour y vient et quand personne ne l’écoute Mêle ses baisers aux chants de tes oiseaux. 4EME COUPLET : Tu es le pays des jolies filles, A l’œil bien vif, aux cheveux de jais gaies, toujours, elles rient comme des folles De tes beautés, elles sont le bouquet. Si l’étranger venait fouler ta terre Le vieux levain serait réveillé Tes forts gaillards sauraient poser la charrue Et en chacun, tu découvrirais un soldat.