Laroque-des- Arcs et son reflet dans l’onde claire.

, par Marc Lagaly

Laroque-des-Arcs

Du ruisseau près duquel s’ébauche les maisons
Chaque pêcheur discret trouve son heure exquise,
Sous les saules pleureurs et sous la fraîche bise
Chacun s’enivre un peu de la douce saison.

Le cingle verdoyant comme une autre prison
Profile son argent sur l’image précise
Et gagne lentement la plaine qui s’irise,
Le Lot se mêle alors au bleu de l’horizon.

De l’agreste colline où trône la chapelle
Jusqu’à son fier clocher, abri des hirondelles,
Tout est fait de lumière au calme du matin.

Sous des arbres touffus qui lui font sa parure,
Comme une robe verte au froufrou de satin
Son bel enchantement réjouit la nature.

Jean Moulinier

{}Source : Yves Cablat - Pour une anthologie des poètes Lotois vivant en 1986 - p.65

Photos Mireille Lancelin