Ferdinand Lovio

, par Marc Lagaly

Ferdinand Lovio est né en 1848, après une carrière parisienne, il vient prendre sa retraite à Cahors en 1923. Poète particulièrement prolixe, nous connaissons de lui plus d’une trentaines d’opuscules ou d’ouvrages, de poésies pour l’essentiel.
Cahors et le Quercy lui ont inspiré plusieurs volumes :
- Olivier de Magny - Paris, Albert Messein Ed.
- Cahors à travers les âges - Paris, Albert Messein Ed. 1932
- Siège de Cahors 1580 (odelette) - Cahors 1926
- L’Horrible crime de Rueyres (Lot) - Cahors
- Poèmes Cadurciens - Paris, Albert Messein Ed. 1933
Dans ce dernier ouvrage, il nous livre ses observations , depuis le balcon de son appartement de la place Galdemar, du Cahors de l’entre deux guerres. Comme il le dit lui-même "Grâce à mon franc parler, à mon lyrique apport, On connaîtra le vif, l’intime de Cahors"

A Cahors, de Guyenne une antique cité
Dont les monts et le fleuve ont fait une presqu’ile,
Où, dans maints lieux : pontets, meneaux, frontons sculptés,
Des âges révolus nous conservent les styles -

Depuis huit ans passés - de Paris la grand´ville,
Voulant des bruits et des tumultes m’écarter -
Venu pour y trouver un calme et noble asile,
Mes espoirs pleinement accomplis ont été.

Et pour mieux chérir - par gratitude aussi,
Avec l’apaisement qu’il donne à mes soucis,
De la douce sagesse où sa douceur m’invite ;

N’omettant de lui savoir gré, souventes fois,
De m’avoir mis harpes et guitare sous les doigts,
Je veux dire, en son sein, le quartier que j’habite.

Illustration : http://patrimoines.midipyrenees.fr/fileadmin/img/renabl//IVR73/4609/IVR73_000541_I_1/PLE/IVR73_09467177NUCA_P.JPG