Chèvrefeuille

, par Marc Lagaly

Chèvrefeuille

Entre un blanc églantier et deux pieds d’aubépine
Un beau jour je naquis. Mes grands bras s’accrochèrent
A mes puissants voisins qui lors me protégèrent
De leurs boucliers armés de piquantes épines.

Dans cette place forte, un château pour dauphines,
Sous l’ardeur du soleil, mes gros bourgeons craquèrent
Bien plus de mille fleurs, à l’azur se montrèrent,
Pendant comme une gerbe aux nuances si fines

Aimons nous de tout cœur, unissons nos beautés
Chantons avec douceur, jetons nos voluptés,
Sur les bouquets fleuris qu’offre notre Quercy.

Diffusons jusqu’au ciel et sans bruit de tambour,
Aux Français, aux amis ainsi qu’aux ennemis,
Qu’un pauvre chèvrefeuille est un grand bien d’amour.

Gussy Lherm