Aristide Laporte de Saint Martin le Redon

, par Marc Lagaly

Louis Aristide Laporte est né le 12 septembre 1886 à Saint-Martin-Le-redon, alors commune de Duravel. (La commune de Saint-Martin n’existe que depuis le 20 juin 1893.) Son père Numa Louis a 32 ans et est cuisinier, sa mère Marie Euphrasie Rey, sans profession a neuf ans de moins. Le petit Laporte est un enfant vif et passionné de sport et en particulier de cyclisme. Il fait ses études au lycée de Cahors où il y passe et obtient le baccalauréat. Diplômes en poche il accepte une mission officielle en Perse, où il devient Inspecteur des douanes et des finances.
En 1914 quand la guerre est déclarée, il traverse tout l’Empire russe pour revenir en France. Il est rattaché à la base de Dieppe et il est nommé Inspecteur des Transports Maritimes de l’Etat.
En 1925 il est élu maire de Saint-Martin, il occupe ces fonctions jusqu’en 1944, refusant de se plier aux ordres de Vichy et abritant des maquisards jusque dans sa maison.
1944, le 15 mars est aussi l’année où il se marie à Montauban avec Rose Médiamole.
Il est élu président des Cadets du Quercy, société amicaliste des quercynois de Paris, il ne tarde pas à être aussi désigné comme secrétaire-général de l’Union des Présidents d’associations d’originaires des provinces de France et d’Outre-mer. Depuis 1925, il est également correspondant local de la Dépêche du Midi.
Il meurt à Brive le 14 octobre 1956. Il repose dans le petit cimetière de Saint-Martin où l’on peut lire sur sa tombe quatre vers en langue d’oc :
«  Quand sounarà l’houro darrèro,
Quand moun corps quitarà l’houstal,
Moun cur, coumo uno viroundèlo
Farà soun nîu al Campanal”

A sa mort ses amis des Cadets du Quercy rassemblent ses œuvres dans un opuscule de 51 pages qui a pour titre Œuvres publié à Cahors chez Delsaud. L’ouvrage comporte onze pièces en langue d’oc datées entre mars 1948 et novembre 1955. L’orthographe occitane est celle du professeur Jean Bonnafous, maître d’œuvre du Félibrige et lui aussi président des Cadets du Quercy