Mon Pays

, par Marc Lagaly

Mon Pays

Ce n’est plus le Quercy du grand Causse désert
Le sol dur et pierreux à la pente inégale
Que le Temps a creusé, dont le flanc est ouvert,
Où le rouvre chétif tremble sous la rafale.

C’est un Quercy plus doux, plus fleuri, jaune et vert,
Où les petits ruisseaux ont des reflets d’opale,
Où le chant des oiseaux s’unit en un concert
Auquel vient se mêler le cri de la cigale.

C’est là qu’est mon village, et que j’ai vu le jour
Pour la première fois, à l’ombre de la Tour
Dont le profil massif domine la vallée.

C’est là que ma jeunesse, hélas ! s’est écoulée.
Pour vous dire son nom je ne suis pas si fou.
Son nom est malséant ; mais ce n’est pas un trou.

Ernest Foissac - Divona nº26 -septembre 1928