Joseph Calcas de Loupiac-du-Causse

, par Marc Lagaly

Joseph Calcas naquit en 1848 dans une petite ferme à Neulet, commune de Loupiac-du-Causse. Après une courte scolarité terminée par le certificat d’études, il travailla comme ouvrier agricole dans les fermes des environs. A 22 ans il participa à la guerre de 1870-71, refusant la capitulation il fit partie des mobiles du lot commandés par Fouillade.
Il partit ensuite à Paris où il travailla comme rédacteur à la préfecture de la Seine. Là, il fonda la société amicaliste Quercy-Lot à Paris en 1895, puis il devint secrétaire des Cadets du Quercy. Il fut dans la même période secrétaire de la Société Républicaine d’Appui Mutuel du Lot. Cette activité militante s’accompagna d’une collaboration à de nombreux journaux et revues, surtout des publications progressistes quercynoises et parisiennes. Il écrit surtout en français des poésies : Mes étrennes 1882 Paris, L’âme vibrante 1896 Paris, Une voix à la fête de la victoire 1919, ou bien des contes : Nouvelles et contes quercynois Souillac Valat 1890, Le bouvier du mas 1894 87p. , Légendes bouffonnes et paysannerie quercynoise-Rire d’autrefois Cahors – Girma 1920, il écrit même un roman pour enfants : Jeannette et l’orpheline, resté manuscrit.
Son œuvre en langue d’oc est surtout marquée par la publication de 1893 à 1897 de l’Armona Quercynouès , coumpausat a Paris per l’amour del Lengage Natal e de soun rire galejaire (qui devint en 1894 Armona Quercynol)*. En 1909 et 1910 paraissent deux derniers numéros de l’Annuaire Almanach du Lot. Dans ces petits fascicules on trouve des textes en proses et des poésies parfois comiques et souvent nostalgiques. De son expérience la guerre contre les Prussiens il avait tiré un long poème : Hésus, Raybé Sangnen en 1888.
Egalement chansonnier, Lou Garrig** fut souvent chanté lors des réunions et banquets des amicales parisiennes.
Attentif à la renaissance mistralienne, il fréquenta les félibres parisiens et lut les œuvres des principaux auteurs de son temps. Il participa à de nombreux concours littéraires et en particulier ceux de l’Athénée des Troubadours de la ville de Toulouse de Victor Levère, où il remporta quelques succès. Malheureusement son œuvre occitane demeure éparpillée. Nous ne regretterons jamais assez que Jean-Louis Maury, son compatriote de Loupiac n’ait pu terminer son projet de rassembler et de sauver son œuvre.

Bibliographie : Jean-Louis Maury - Joseph Calcas de Loupiac-du-Causse chez l’auteur 24p.

*L’éditeur nîmois Lacour réédita l’Armonac Quercynol per 1896 en 1996
**Xavier Vidal en fit il y’a quelques années un enregistrement.